Halloween arrive à grands pas, et à cette occasion je vous propose de découvrir ce qui fait peur !

Pour cette seconde journée, je ne vais pas parler d’un jeu vidéo, mais d’un film, bien connu pour la plupart, mais probablement absent des esprits des plus jeunes, à mon plus grand malheur, puisque Le Projet Blair Witch est, à mon sens, le plus grand film d’horreur qui existe à ce jour.

Aussi loin que je me souvienne, il n’existe que trois films qui ne m’ont jamais fait flipper, et encore, deux d’entre eux ne m’effraient plus le moins du monde, au contraire du Projet Blair Witch. Cela peut paraitre ridicule pour certain, mais pendant que vous vous faites dessus devant Amytiville (Bande de mauviettes !), bah moi c’est Le Projet Blair Witch qui se révèle être un fardeau à regarder.

Le fait est que le système de caméra à la main à tendance a, déjà, m’angoisser, même si cela n’a pas forcément le même effet selon le film, The Gallows (j’ai complètement zappé le nom français, désolé) m’ayant fait ni chaud ni froid par exemple. Attention aussi, si cela peut sembler à la mode aujourd’hui, lors de la sortie du film, en 1 999, c’était loin d’être une habitude de voir un film réalisé de cette manière.

Petite piqûre de rappel, ou tout simplement découverte pour ceux qui ne connaissent pas le film, sur le synopsis (comme d’habitude, merci Allocine !) :

« En octobre 1994, trois jeunes cinéastes, Heather Donahue, Joshua Leonard et Michael Williams, disparaissent en randonnée dans la forêt de Black Hill au cours d’un reportage sur la sorcellerie. Un an plus tard, on a retrouvé le film de leur enquête. Le Projet Blair Witch suit l’itinéraire éprouvant des trois cinéastes à travers la forêt de Black Hills et rend compte des événements terrifiants qui s’y sont déroulés. À ce jour, les trois cinéastes sont toujours portés disparus. »

Comme vous pouvez le constater, l’histoire n’est pas des plus réjouissantes. Dans Le Projet Blair Witch, ce n’est pas de l’horreur comme on en parle aujourd’hui, avec des screamers, des méchants pas beaux, des malédictions et tout ce qui s’en suit d’assez irréels, mais les producteurs et réalisateurs ont réussi un tour de force magistral, à bien des points.

Tout d’abord, ils ont commencé par créer un site web, et tout un mythe autour de « Blair Witch » -la sorcière de Blair. Afin de renforcer l’idée que tout ceci est réel, les acteurs ne vont pas aux interviews, ne répondent plus, sont considérés comme « morts », un véritable coup de maitre de communication, qui ne coûte clairement rien. Le spectateur pense alors aller voir un film tiré de faits réels, et le début du Projet Blair Witch va aussi dans ce sens, puisque le synopsis que vous pouvez retrouver plus haut est tout simplement ce qui se retrouve affiché sur l’écran.

Attention cependant, il s’agit bien d’une fiction, très en avance sur son temps -1 999 les gens !!! -, mais c’est bien une fiction. Tout du moins, rien n’indique qu’une telle sorcière ait pu exister, tout comme le mystérieux livre « Blair Witch Cult » qui serait détenu par un collectionneur. Afin de ne pas gâcher toute surprise, je vous laisse tout de même effectuer quelques recherches, afin que vous puissiez vous forger votre propre avis -les faits du film sont toutefois de la fiction pure-, mais n’oubliez pas de croiser vos sources, anglaises comme Françaises.

Mais cela aurait été trop simple de créer une légende, et de faire croire à la mort des acteurs, qui se montrent terriblement convaincants pour une raison très simple. Ils n’avaient pas réellement idée de ce qu’était le scénario du film avant de le vivre, puisqu’ils ont été lâchés dans la forêt pendant huit jours, avec un GPS pour leur indiquer des positions.

Ils devaient donc vivre dans la forêt, manger dans la forêt, se laver dans la forêt, bref vous avez compris le principe. Revenons au GPS, et l’histoire des positions, qui, une fois sur place, permettait alors aux acteurs d’obtenir les indications sur ce qui était en train de se passer. Grâce à cette technique -celle de l’inconnu quasi total-, les acteurs ont réussi à fournir une impression de naturel impressionnant, renforçant alors l’immersion.

Maintenant que j’ai fait le tour des petites choses autour du film (que voulez-vous, j’ai flippé, donc je me suis intéressé à tout ce qu’il y avait au tour), il est peut-être temps que j’explique les raisons qui font que Le Projet Blair Witch est clairement le film le plus flippant à mon sens, et devant lequel je flippe encore.

Je ne vais pas être très original, puisque déjà vu sur le premier jour de l’Halloween Week destiné à Silent Hill 3, c’est l’ambiance qui me pèse à chaque fois que je me retrouve devant Le Projet Blair Witch. Le jeu d’acteur aidant, je n’arrive plus à décrocher, restant scotché à mon siège en train de pleurer de peur à l’intérieur

L’atmosphère pesante, le côté mystique, et cette facilité à me mettre à la place des protagonistes font que je ne peux m’empêcher de me sentir mal à l’aise, à flipper au moindre petit bruit qui viendrait polluer mon environnement sonore au cours du visionnage, ou bien au cours des heures (voir des jours) qui le suivent.

Le Projet Blair Witch est donc pour moi un modèle de ce que représente un film d’horreur, même si cela concerne plus l’angoisse, dois-je donc alors parler de film d’angoisse ? Aucune idée, tout ce que je sais, c’est que le film est à voir au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour se rendre compte, encore aujourd’hui, à quel point il a pu se montrer en avance sur son temps.

FickTiff

FickTiff

Joueur depuis bien trop longtemps, amateur de fou rire et d'âneries en tout genre. Tweeteur fou. Stream de temps en à autres sur http://twitch.tv/netxstepfm.